Ecrit le 1er septembre 2007.

____- Tu sais que tu ne devrais pas montrer ton dos alors que je suis là ?
____- Pourquoi ?
____- Parce  que  c'est  la  partie  du  corps  de  l'homme  que  je  préfère.  Et  le  tien  attire immanquablement le baiser.
____Elle fait glisser son doigt le long de sa colonne vertébrale. Du haut vers le bas. Et ajoute :
____- C'en devient une attraction quasi sexuelle.
____Il s'approche, l'embrasse. Un doux baiser pourtant empli de fougue.
____- Moi, ce sont tes lèvres qui m'attirent immanquablement.
____Silence. Le doute mêlé à l'envie :
____- Je sais pas si c'est une bonne idée.
____- Pas une idée, juste une envie.

 

____NB : à recopier cet écrit, je sens qu'il y a quelque chose de bancal en celui-ci. Cela me semblait si clair, si palpable cette émotion que je voulais faire ressortir. Or, deux mois après, je me sens moi-même étrangère au texte. Comme quoi, une fois le tourbillon des mots passé, ceux-ci n'ont parfois plus la même saveur, le même pouvoir, la même signification...
____Par ce texte, je voulais faire ressortir la naissance d'un désir incongru entre deux personnes n'étant intimes. Désir avoué par cet attirance spécifique du dos. Une simple phrase à laquelle suit un baiser soudain. Puis l'entremêlement du désir et de la raison.
____Un dos, une phrase, un baiser, un désir, un dilemne. Et ensuite ?
____Se laisser porter par un désir purement charnel, ou censurer ce désir du fait qu'il soit uniquement animal ?
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