19 mai 2008

Je voudrais tant revenir [Yves SIMON]

. . ____J’ai la mémoire des mots. Je mémorise conversations, romans, discours en un tour de main. […] Je peux ressortir des fragments de chapitres, les débuts et les fins des romans qui m’ont le plus marqué et dont je me sers pour vivre. * ____Une fois par semaine je recueille dans un coquetier les ongles de mes mains, ceux de mes pieds […]. J’ai tant le sentiment de perdre qui je suis dans les dédales de la ville, sur les plate-formes encombrées des autobus, que j’ai pris l’absurde habitude de préserver ces... [Lire la suite]
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26 avril 2008

Bye Bye Blondie [Virginie DESPENTES]

. . ____Depuis quelques années que ça va tout le temps mal, elle pleure souvent en ville et elle a cru remarquer que les gens adoraient ça. Ils viennent tout de suite parler, consoler, discuter. Elle aimerait bien se faire foudroyer, mais son fantasme numéro un reste qu’on lui mette une balle dans la nuque, qu’on l’achève comme un animal. * ____Elle connaît cette chanson, à force, elle l’a connaît par cœur. La douleur ne se fait pas moins intense avec l’âge, au contraire. Mais elle sait qu’il... [Lire la suite]
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21 avril 2008

Ames perdues [Poppy Z. BRITE]

. .____La réalité était bien souvent trop pénible pour lui ; elle était une énigme et une blessure. * ____Il ne faut jamais avoir une trop grande foi en quelqu'un ou en quelque chose, car on finit toujours par en souffrir. L'excès de foi vous suce les sangs. A sa façon, le monde aussi est un vampire. * ____Ce n'est pas parce qu'on s'habitue à la solitude qu'on est obligé de l'apprécier. .
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11 avril 2008

Hell [Lolita PILLE]

. ____Ces rues désertes aux trottoirs mouillés, sortir, se coucher tard, tout ce monde, cette sensation de brûlure à la poitrine, les jambes cassées. J'ai du mal à respirer.____Je n'ai envie de rien, je ne sais pas quoi faire, je ne veux pas dormir, je ne veux pas rester éveillée. Je n'ai pas faim. Je ne veux pas être seule, je ne veux voir personne. J'ai l'impression d'être en sursis. Je suis juste complètement défoncée. * ____Je pratique et je prône l'hédonisme mondain, il m'épargne. Il m'épargne les euphories... [Lire la suite]
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04 avril 2008

Les chiennes savantes [Virginie DESPENTES]

. . ____Et j'étais furieuse contre moi, me traversaient l'esprit des images où quelqu'un me bloquerait la tête contre un mur et me déchirerait le crâne d'une seule décharge de fusil, des images où quelqu'un m'écrabouillerait le ventre à grands coups de pierre, me réduirait en purée de chair et d'os broyés. Et toutes ces choses étaient méritées. * ____C'est si peu de chose, une bonne résolution. * ____Je me suis adossée au mur, je me cognais doucement la tête contre, puis de moins en moins doucement. En... [Lire la suite]
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29 mars 2008

Baise-moi [Virginie DESPENTES]

. ____Auteur que j'affectionne particulièrement de par son écriture franche et crue. Je me suis enfilée toute son œuvre l'été dernier, de manière chronologique, et c'est étonnant de voir l'évolution dans l'écriture : elle se fait moins violente, ce qui ne gâche en rien son style... ____Citations de son tout premier livre, les autres suivront... ____Manu n'a pas l'âme d'une héroïne. Elle s'est habituée à avoir la vie terne, le ventre plein de merde et à fermer sa gueule. * ____Peut-on être lassant... [Lire la suite]
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15 février 2008

Deux fois par semaine [Christine ORBAN]

deux fois par semaine . ____J'ai vingt ans.____Cent ans, parfois.____Une vie commencée par la fin.____Je suis jeune, mais qu'est-ce que la jeunesse quand on a perdu l'insouciance ? * ____Je ne sais pas s'il va comprendre, si ce type de maladie et répertorié, s'il sait à quel point cela fait mal, plus mal que le chagrin lui-même, d'être vivante dehors et morte dedans, s'il ne va pas me demander comme un professeur de français "de préciser ma pensée", et alors je me rétracterai et plus jamais il n'obtiendra un... [Lire la suite]
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13 février 2008

Contes de la folie ordinaire [Charles BUKOWSKI]

contes de la folie ordinaire . ____Tous les gens à Los Angeles font ça : cavaler comme des dératés derrière quelque chose qui n'existe pas. La peur fondamentale de se regarder en face, tout seul. Moi j'ai peur de la foule, des dératés, des gens qui lisent Morgan Mailer et qui vont au base-ball, tondent et arrosent leur gazon et s'activent au jardin la truelle à la main. * ____Je me suis traîné un moment, à moitié sonné. Je me perdais en considérations vagues, mais fascinantes, sur la perspective de crever de faim.... [Lire la suite]
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06 février 2008

Falaises [Olivier ADAM]

falaises . ____Cette vie ne m'a guéri de rien, elle était juste possible, quand aucune autre ne l'était, et surtout pas celle que je venais de quitter. * ____Je me demande parfois pourquoi elle m'avait en quelque sorte choisi, ce qui dans mon attitude, mes gestes ou mon visage me trahissait, si tout cela participait d'une sorte de reconnaissance instinctive qui fait que parfois ceux qui se ressemblent s'assemblent, et parmi eux, plus que les autres peut-être, les plus fragiles et les moins armés pour affronter les... [Lire la suite]
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31 janvier 2008

Les amants du n'importe quoi [Florian ZELLER]

. ____Aujourd'hui, j'ai le sentiment qu'il ne me reste plus que mon passé à vivre. * ____Il ferme la porte derrière lui. Descend les escaliers. Arrive enfin dans la rue. L'air frais du petit matin. Mais rien n'y fait, il est toujours le même. Alors il s'élance dans la ville, il marche longtemps, mais rien n'y fera. Car c'est lui-même qu'il voudrait fuir, et cela est impossible. * ____D'une manière générale, le temps l'obsède. Il regarde la vie couler entre ses doigts, il voit qu'il ne parviendra pas à la... [Lire la suite]
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