30 janvier 2008

La honte [Annie ERNAUX]

. . ____Aucune citation de ce livre. ____Ce n'est pas tant l'écriture que je n'ai aimé – ça se lit, bien que ce ne soit une écriture franche comme je les aime – mais plutôt le fond : pas de rythme ni de réflexion. Je serai incapable de faire un quelconque résumé ou commentaire – si ce n'est celui que je viens de faire. ____Une réelle déception – bien que je ne m'attendais à rien de précis : ce n'était, après tout, qu'un livre acheté au hasard de mon errance dans les rayons de la Fnac. Mais comme tout livre débuté, je... [Lire la suite]
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26 janvier 2008

Extrêmement fort et incroyablement près [Jonathan SAFRAN FOER]

. ____Cela me brise-t-il le cœur, bien sûr, à chaque instant de chaque jour, en plus de morceaux que mon cœur n'en comportait, je n'avais jamais pensé que j'étais taciturne, moins encore silencieux, je n'avais jamais pensé aux choses quelles qu'elles soient, tout a changé, la distance qui se logea entre moi et mon bonheur n'était pas le monde, ce n'étaient pas les bombes ni les bâtiments incendiés, c'était moi, ma pensée, le cancer de ne jamais lâcher prise, l'ignorance est-elle une bénédiction, je l'ignore, mais penser est si... [Lire la suite]
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21 janvier 2008

Les particules élémentaires [Michel HOUELLEBECQ]

. ____Souvent aussi, il part à vélo dans la campagne. Il pédale de toutes ses forces, emplissant ses poumons de la saveur de l'éternité. L'éternité de l'enfance est une éternité brève, mais il ne le sait pas encore. * ____D'abord révélée à l'animal sous la forme de la douleur physique, l'existence individuelle n'accède dans les sociétés humaines à la pleine conscience d'elle-même que par l'intermédiaire du mensonge, avec lequel elle peut en pratique se confondre. * ____En quelques heures cette nuit-là Annabelle... [Lire la suite]
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14 janvier 2008

Extension du domaine de la lutte [Michel HOUELLEBECQ]

Extension du domaine de la lutte ____Maintenant, vous êtes loin au bord : oh oui ! comme vous êtes loin au bord ! Vous avez longtemps cru à l'existence d'une autre rive ; tel n'est plus le cas. Vous continuez à nager pourtant, et chaque mouvement que vous faites vous rapproche de la noyade. Vous suffoquez, vos poumons vous brûlent. L'eau vous paraît de plus en plus froide, et surtout de plus en plus amère. Vous n'êtes plus tout jeune. Vous allez mourir, maintenant. Ce n'est rien. Je suis là. Je ne vous laisserai pas... [Lire la suite]
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09 janvier 2008

Plateforme [Michel HOUELLEBECQ]

. ____J'ai quarante ans, j'ai déjà eu l'occasion de voir des cadavres ; maintenant, je préfère éviter. C'est ce qui m'a toujours retenu d'avoir un animal domestique. * ____C'est dans le rapport à autrui qu'on prend conscience de soi ; c'est bien ce qui rend le rapport à autrui insuportable. * ____Vivre sans lecture c'est dangereux, il faut se contenter de la vie, ça peut amener à prendre des risques. * ____Je jetai mon "Guide du Routard" dans la poubelle de la station-service.... [Lire la suite]
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29 octobre 2007

99 F [Frédéric BEIGBEDER]

.     La vie se passe comme ça : vous naissez, vous mourrez, et entre les deux, vous avez mal au ventre. Vivre, c'est avoir mal au ventre, tout le temps : à 15 ans, mal au ventre parce que vous êtes amoureuse ; à 25 ans, parce que vous êtes angoissée par l'avenir ; à 35 ans parce que vous buvez ; à 45 ans, parce que vous travaillez trop ; à 55 ans, parce que vous n'êtes plus amoureuse ; à 65 ans, parce que vous êtes angoissée par le passé ; à 75 ans, parce que vous avez un cancer généralisé. *     - Je suis... [Lire la suite]
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26 octobre 2007

Pulp [Charles BUKOWSKI]

.     En somme, l'Enfer est ce que vous en faites. *     Vivre épuise quand on ne cesse de perdre. Je me sentis brusquement une loque impuissante. *     Des siècles s'écoulèrent. Et on continuait d'attendre. Tous, autant que nous étions. Est-ce que les fêlés savent que c'est la perte de temps qui rend les gens fous ? Toute notre vie, on attend. Que ça passe ou que ça casse. On fait la queue pour acheter du papier cul. Pour encaisser un chèque. Et, quand on est sans un, on fait tout... [Lire la suite]
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24 octobre 2007

Le carnaval des monstres [Anne-Sophie BRASME]

.    La faim n'est rien d'autre qu'une absence, elle disparaît dès qu'on la comble ; et pourtant, elle est là, palpable, elle se cramponne. Elle hurle. C'est un peu ce genre de vertige qui nous habite dès qu'on se retrouve seul dans une grande pièce vide. *     Je suis ce corps allongé là sur les draps, et qui réclame et qui souffre. *     Je suis comme eux qui n'ont pas de visage, qui sont sans beauté ni laideur. *     Je sais... [Lire la suite]
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24 octobre 2007

Ça c'est un baiser [Philippe DJIAN]

.     Je suppose qu'il y a des brouillards qui sont comme les neiges éternelles. *     - Comprends-moi bien Paula. Je ne suis pas en train de me plaindre de quoi que ce soit. Est-ce que tu saisis ? Le monde est mal fait, c'est tout.    - Il est encore pire que ça. Mais tu en connais un autre ? Moi non. Alors je fais ce que je peux.    - Je sais bien. On en est tous là. On a envie de s'endormir avec la lumière allumée, pas vrai ? Je sais bien. Ne crois pas que tu es la seule. .
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