01 février 2008

Lundi 28 janvier 2008

.         Je suis morte depuis longtemps. [...] Je meurs chaque fois que je me tais, me terre, m'efface, disparaît. On m'a tuée des centaines de fois. Je me suicide chaque jour. Je disperse au vent des bouts de mois depuis bien trop longtemps. Chaque personne croisée jette sur mon cadavre une poignée de terre. Je meurs, je suis déjà morte, on m'enterre. Je ne suis plus de ce monde. Je n'en ai jamais été. panorama panorama
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31 janvier 2008

Les amants du n'importe quoi [Florian ZELLER]

. ____Aujourd'hui, j'ai le sentiment qu'il ne me reste plus que mon passé à vivre. * ____Il ferme la porte derrière lui. Descend les escaliers. Arrive enfin dans la rue. L'air frais du petit matin. Mais rien n'y fait, il est toujours le même. Alors il s'élance dans la ville, il marche longtemps, mais rien n'y fera. Car c'est lui-même qu'il voudrait fuir, et cela est impossible. * ____D'une manière générale, le temps l'obsède. Il regarde la vie couler entre ses doigts, il voit qu'il ne parviendra pas à la... [Lire la suite]
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30 janvier 2008

La honte [Annie ERNAUX]

. . ____Aucune citation de ce livre. ____Ce n'est pas tant l'écriture que je n'ai aimé – ça se lit, bien que ce ne soit une écriture franche comme je les aime – mais plutôt le fond : pas de rythme ni de réflexion. Je serai incapable de faire un quelconque résumé ou commentaire – si ce n'est celui que je viens de faire. ____Une réelle déception – bien que je ne m'attendais à rien de précis : ce n'était, après tout, qu'un livre acheté au hasard de mon errance dans les rayons de la Fnac. Mais comme tout livre débuté, je... [Lire la suite]
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28 janvier 2008

Mecredi 23 janvier 2008

. ____Rien dans la vie n'est ni totalement simple ni totalement compliqué, c'est ce qui la rend si complexe. Elle paraît parfois accessible, à notre hauteur, indolore ; puis l'instant d'après violente, incompréhensible, meurtrissante. C'est cette dualité s'entrechoquante, cette alternance incompréhensible et subite qui la rend si douloureuse. nuit nuit
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26 janvier 2008

Extrêmement fort et incroyablement près [Jonathan SAFRAN FOER]

. ____Cela me brise-t-il le cœur, bien sûr, à chaque instant de chaque jour, en plus de morceaux que mon cœur n'en comportait, je n'avais jamais pensé que j'étais taciturne, moins encore silencieux, je n'avais jamais pensé aux choses quelles qu'elles soient, tout a changé, la distance qui se logea entre moi et mon bonheur n'était pas le monde, ce n'étaient pas les bombes ni les bâtiments incendiés, c'était moi, ma pensée, le cancer de ne jamais lâcher prise, l'ignorance est-elle une bénédiction, je l'ignore, mais penser est si... [Lire la suite]
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21 janvier 2008

Les particules élémentaires [Michel HOUELLEBECQ]

. ____Souvent aussi, il part à vélo dans la campagne. Il pédale de toutes ses forces, emplissant ses poumons de la saveur de l'éternité. L'éternité de l'enfance est une éternité brève, mais il ne le sait pas encore. * ____D'abord révélée à l'animal sous la forme de la douleur physique, l'existence individuelle n'accède dans les sociétés humaines à la pleine conscience d'elle-même que par l'intermédiaire du mensonge, avec lequel elle peut en pratique se confondre. * ____En quelques heures cette nuit-là Annabelle... [Lire la suite]
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17 janvier 2008

L'homme de sa vie

. . ____L'homme de sa vie, étange film tout en douceur et en puissance. Il laisse une impression difficilement descriptible, faisant nous plonger dans une certaine réflexion accompagnée de très belles musiques signées Laurent Korcia. °    °    ° ____Je suis pas inoxydable, je suis pas invincible : je suis bancal, imparfait, j’ai la patte cassée, j’ai le cœur en miettes. .
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16 janvier 2008

Mercredi 16 janvier 2008

.____J'ai fait l'erreur d'oublier mon livre à l'appart. Pas possible d'aller le rechercher : il pleuvait des cordes, j'étais déjà trempée et si je loupais mon bus, j'allais être une nouvelle fois en retard. Cet oubli n'est aucunement la cause de mon mal-être de ce soir : je ne suis pas au mieux de ma forme, ce monde m'angoisse plus que d'habitude en ce moment, et là, par manque de chance, par étourderie de ma part, j'oublie mon livre, mon pare-angoisse. Par chance, par contre, j'avais tout de même mon baladeur MP3, avec... [Lire la suite]
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14 janvier 2008

Extension du domaine de la lutte [Michel HOUELLEBECQ]

Extension du domaine de la lutte ____Maintenant, vous êtes loin au bord : oh oui ! comme vous êtes loin au bord ! Vous avez longtemps cru à l'existence d'une autre rive ; tel n'est plus le cas. Vous continuez à nager pourtant, et chaque mouvement que vous faites vous rapproche de la noyade. Vous suffoquez, vos poumons vous brûlent. L'eau vous paraît de plus en plus froide, et surtout de plus en plus amère. Vous n'êtes plus tout jeune. Vous allez mourir, maintenant. Ce n'est rien. Je suis là. Je ne vous laisserai pas... [Lire la suite]
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12 janvier 2008

Rien

. ____Des regrets qui n’en sont pas réellement parce qu’on n’a pas eu véritablement le choix. Les douleurs profondes, à peine dicibles, palpables et encore moins compréhensibles. L’âme lacérée (ou bien est-ce le coeur ? On ne sait plus trop). Trois fois trop en conséquence de trois fois rien. L’être humain n’est pas bon en calcul, encore moins en relations humaines, et c’est sans parler de sa vie… . ____"Rien". Tel est le titre (puis la photographie) de la nouvelle à laquelle j'ai laissé un commentaire,... [Lire la suite]
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