Ecrit le 1er juillet 2007.

    Parfois, s'arrêter sur un visage, quadragénaire, cinquagénaire, voire plus. La vie qui a laissé ses traces sur le visage. Ce qui a filé sans qu'on ne s'en rende compte, ce qu'on a perdu. Jamais la vie que l'on aurait souhaité. Alors se demander quel sens tout cela a-t-il, cette vaine course. Ne trouver de sens, malgré les mots étalés. La vie devant se résumer à cela, en cette quête de sens. Et cela est tout aussi vide de sens. Vaste cirque.

    Ça lui est arrivé dans le métro. Ce vieillard, assis en face de lui. Et ça lui a sauté à la gorge. Cette vie inscrite sur son visage. Sillons de soufrance, de vécu.
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